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L'apostasie est-elle passible de mort en Islam ?

 
  Abdul Rahman
Abdul Rahman risquait la peine de mort à KABOUL (Afghanistan) pour avoir abandonné sa foi musulmane (mars 2006). On l’a vu à la télévision avec son évangile en arabe à la main. Il était devenu chrétien en Allemagne. Il doit sa libération plus à la pression internationale qu'à la cour de justice de Kaboul.


L'Afghanistan
La Constitution afghane rédigée en 2004 en collaboration avec des juristes américains et européens édicte qu'aucune loi ne peut contrevenir aux principes de l'islam. La même Constitution dit aussi que l’Etat doit respecter la déclaration universelle des droits de l'homme (dont la liberté religieuse). Il y a donc ici une contradiction !
 
 

Qu'en dit le CORAN ?

 

Coran




L'apostasie y est citée une quinzaine de fois.

On y dit que « les apostats seront punis dans ce monde et dans l'au-delà »... « Ils seront abominés des anges ».

Mais la nature des peines encourues n'est pas explicitée parce que le Coran n'est pas un texte juridique.
 
 

Et la CHARIA ? (la loi musulmane)


C'est un ensemble de jurisprudences qui découlent surtout des hadiths (Propos attribués au Prophète).

Il existe 7 crimes majeurs, sanctionnés par des peines légales.

Le premier crime mentionné est l'apostasie (ridda ou irtidâd, retour en arrière) : tout musulman qui renie l'islam doit être mis à mort. La peine capitale est donc prévue par la charia en cas d'apostasie.
« Adorer d'autres dieux qu’Allah, abjurer la foi en Dieu et en son prophète Muhammad, refuser de prononcer la profession de foi, renoncer explicitement à la pratique des cinq piliers de l'islam : à ce moment, le musulman est considéré comme apostat. »
 
  L'apostasie met en péril l'ordre public islamique.

Il est absurde et même immoral et contre nature de vouloir quitter l'islam, parce que chaque homme naît musulman.

Dans un hadith de Boukhari, l'un des deux recueils les plus vénérés des sunnites, on lit :
« Celui qui change de religion, tuez le ».

Nous connaissons des cas d’exécution pour apostasie au SOUDAN, en IRAN, en ARABIE saoudite.
Fatwa d'apostasie : Puisqu'il a laissé l'Islam, il sera invité à exprimer ses regrets. S'il ne regrette pas, il sera tué selon le droit et les engagements de la loi islamique.  
 


Dans la plupart des pays musulmans, grâce à une ouverture d'esprit plus grande, le converti peut pratiquer discrètement sa nouvelle religion ; s'il ne trouble pas l'ordre public, il ne sera pas inquiété.
Le prosélyte, en revanche, s'expose à l'exil ou la prison. Ainsi, le parlement algérien vient de voter, en mars 2006, une loi instituant des peines de prison et des amendes pour « ceux qui tentent de convertir un musulman à une autre religion ». Cette mesure vise surtout l'activité des pasteurs évangéliques, notamment en Kabylie, où des musulmans se convertissent.

Les conflits planétaires entre les droits de l'homme et les droits de Dieu n'ont pas fini de faire la une !
 
     
   (Texte proposé par le Groupe Rencontre)

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