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  IL Y A 80 ANS, LE 27 MAI 1927, MOURAIT LE CAPITAINE JOUBERTCapitaine Joubert

LES DERNIÈRES ANNÉES.
 
 
   

La vieillesse avec tous les maux qui l'accompagnent s'appesantit sur le Capitaine dont la santé, jusque là, avait été fort bonne. Avec les années sa vue baissa de plus en plus. Il avait contracté une ophtalmie, causée par la bave d'un serpent cracheur, au cours de son premier séjour en Afrique.
En 1925 ce fut la cécité presque complète. Il lui fallait l'aide de l'un ou de l'autre pour se déplacer.
À 85 ans, on le voyait encore tous les jours se rendre plusieurs fois à la chapelle de Santa Maria, guidé par l'un de ses enfants, coiffé de son grand chapeau de paille, une main au front, pour abriter ses yeux d'aveugle contre la lumière trop intense.
 
 

Le 26 mai 1927, jour de l'Ascension,
JOUBERT reçut la communion à la maison parce qu’il ne sentait pas assez solide pour aller à l’église. Il se sentait encore plus mal le 27 mai au soir, mais il voulut présider la prière du soir de la famille comme de coutume. Après avoir souhaité le bonsoir à tous, il alla se coucher. A peine une demi-heure plus tard, il appela sa femme Agnes et il expira calmement dans ses bras vers 20 h. Un Père qui fut appelé à la hâte avait pu donner l'extrême onction au mourant
. Les funérailles.
Les funérailles, présidées par Mgr. Huys, eurent lieu le lendemain dans l'après midi. Un cortège d'acolytes, de séminaristes et de prêtres alla chercher le corps à une demi-heure de distance pour l'amener à Baudouinville. Un peloton d'honneur de soldats accompagna le cercueil et un garçon porta les décorations du défunt.
La grande église de Baudouinville ne pouvait contenir la foule qui s'était rassemblée et tous les Européens de la région avaient tenu à être présents. Le cortège funèbre arriva au chant des psaumes. Sur le chemin, pendant une heure et demi, aux relais, les hommes avaient réclamé l’honneur de pouvoir porter le cercueil.
JOUBERT fut enterré dans un caveau au cimetière de la mission.
 
  Misembe 1890...
Le tout prenier poste de Misembe

Voilà quelques souvenirs d'un vaillant soldat, d'un courageux adversaire des esclavagistes, d’un fidèle auxiliaire des missionnaires, d'un bienfaiteur et père de la population locale et d'un dévoué laïc.
 
 

De son vivant et déjà, quand il était à l'armée pontificale, on parlait de “saint JOUBERT”.
 
 

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