Lavigerie : Site officiel des Missionnaires d'Afrique (Soeurs Blanches et Pères Blancs belges)
               
  CROIRE, HIER ET AUJOURD'HUI

14. Je crois « à » l’Eglise…

  (extraits)
 
 

Comme les précédentes, cette réflexion sur l’Eglise n’indique que des pistes et pas une théologie. Les pistes invitent simplement à se mettre en route pour arriver par une réflexion à une conviction personnelle ( la foi n’a que faire des énoncés prémâchés ).

L’Eglise, nous lui sommes familiers depuis des années et des années. Elle est devenue ‘nôtre’ et pour notre petite part, nous l’avons faite. Nous connaissons son histoire de lumières et de ténèbres, de vie donnée et de mort répandue. Nous avons peut-être vécu Vatican II et notre existence personnelle est liée à telle Eglise d’Afrique et à celle de nos racines. Il est donc inutile de répéter les choses connues. Il suffit d’aborder ici l’un ou l’autre problème qui se pose à l’homme d’aujourd’hui en quête d’orientations.

• L’Eglise, d’où vient-elle ?
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• L’Eglise, que peut-elle signifier aujourd’hui ?

Il nous faut bien constater que depuis quelques siècles nombreux sont les ouvriers, artistes, savants, intellectuels qui ont quitté l’Eglise, soit en protestant hautement soit sur la pointe des pieds. Et aujourd’hui, c’est le tour des femmes. Et les jeunes ? Quel lien nos neveux et nièces  ont-ils encore avec l’Eglise ?
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Le christianisme s‘est attaché à convertir l’humanité, mais a souvent oublié de se convertir lui-même, en tant que religion, à la spiritualité de l’homme face à Dieu. Le christianisme s’est placé entre les deux, comme médiateur. C’est ce qu’il paie aujourd’hui, car il a été trop sûr de lui, pas assez pauvre, pas assez petit.
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Le devenir spirituel d’une humanité entière et l’accomplissement du mystère de Dieu en tout homme, devraient apparaître aux yeux de l’Eglise tellement plus nécessaires que sa propre survie...Quelle religion pourrait prétendre être taillée à la mesure de l’univers et assez spacieuse pour la liberté créatrice de l’homme ? Toutes les religions, d’une façon ou d’une autre, sont porteuses de cette vision originelle, ce en quoi elles peuvent se féconder mutuellement.

En ce cas, les religions seraient assez libres pour accompagner les hommes qui en seraient désireux, à partir de leur propre tradition et du témoignage de leurs propres saints, afin qu’eux aussi puissent devenir ‘filles et fils de Dieu’ et ‘sœurs et frères universels’.

On a l’impression qu’il serait plus facile d’être chrétien à l’intérieur d’une Eglise qui se montrerait plus attentive à quiconque et se manifesterait plus libre vis-à-vis de son institution propre.
Une Eglise comme le grain de blé : s’il ne meurt, il ne peut porter du fruit.

• Perspectives pour nous missionnaires
1/ Par le fait d’être des hommes désireux de vivre totalement dédiés à Dieu et au prochain quel qu’il soit, nous sommes déjà, dans cette humanité un apport positif, une balise, une lumière, un feu… même si nous ne pouvons plus ‘faire’ grand-chose.
Une balise, une lumière, un feu…
2/ Si nous posons quand-même la question du faire, ne serait-ce pas une mission, un apostolat fructueux que d’aider les gens à se retrouver en profondeur, à se construire une personnalité profondément humaine, à se consacrer aux valeurs transcendantes et à intensifier ainsi la découverte et le vécu du Transcendant ?

En d’autres termes, être proches des hommes afin qu’ils soient davantage humains et qu'ainsi ils manifestent davantage le divin en eux. Qu'en chaque homme, de manière unique, l’incarnation de Dieu soit rendue possible, d’après le rêve de Jésus qui voulait être pleinement « Fils bien-aimé » et qui le voulait pour tout être humain

 
 
(disponible par courriel)
M.N. & F.L.

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