Site Lavigerie des Missionnaires d'Afrique (Soeurs Blanches et Pères Blancs belges)
               
  " Hospitalité proverbiale "
 
 


Lucienne Reynders



TUNIS
Lucienne Reynders
  • Née à Uccle le 16/05/1933
  • En Tunisie depuis 1963
Tunis Banlieue
 
 

« Présence d'espérance et d'encouragement »
 
 
Après plus de 40 ans de vie professionnelle comme infirmière, le temps est venu des rencontres spontanées faites d’amitiés réciproques :
  • Ecoute et entraide auprès des familles ayant des enfants handicapés : ce travail consiste surtout à les orienter vers les divers services et écoles pouvant les prendre en charge. C’est aussi un temps de rencontre et de relations continues avec les mamans, parfois désemparées par leurs enfants handicapés.
  • Cours d'alphabétisation auprès d’adultes, avides de pouvoir écrire et surtout lire ce que la vie quotidienne apporte comme informations.
Communauté de Sr Lucienne
 
 

Répondant aux besoins d’éducation, de soins de santé, de soutien des handicapés, j’essaye d’être pour tous une ‘présence’ d’encouragement et d’espérance, privilégiant les dimensions de solidarité, de partage, d'hospitalité comme nous les voyons vivre par toutes celles et ceux qui nous entourent.
 
 
Ta visite est une bénédiction
« Hospitalité : style de vie »
L’hospitalité est proverbiale en Afrique et ce n’est pas un vain mot.

J’en témoigne !
Il y a quelque temps, le couvre-feu à minuit était encore en vigueur en Algérie. Un soir, arrivant par avion de Tunis avec beaucoup de retard, personne ne m’attendait et l’aéroport allait fermer ses portes. Embarquée dans un taxi, je ne pouvais arriver à destination avant minuit. Le chauffeur m’invite alors à loger dans sa famille. A vrai dire, j’étais soulagée par cette solution ! Nous sommes arrivés chez lui peu avant minuit ; il a fait lever sa fille qui dormait dans un lit et, malgré mon insistance à dormir n’importe où, j’ai dû prendre sa place. A 5h30 du matin il est venu me chercher. Sa femme avait déjà préparé du café. Nous sommes ensuite partis vers la maison des sœurs. Ce monsieur ne nous connaissait absolument pas et lorsque j’ai payé le trajet, j’ai voulu le dédommager pour ses services, mais il n’a rien voulu et il est parti après m’avoir serré la main.

 
 
 

C’est une soirée que je n’oublierai jamais, mais ce n’est pas un cas isolé.
Nous sommes ici les « bienvenues ».
Dans les familles traditionnelles, lorsque quelqu’un vient en visite on dit : « Ta visite est une bénédiction ». Dans ce cas-ci, c’est le chauffeur qui fut pour moi « bénédiction » !
 

 


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