Dans ce pays grand comme 4 fois la Belgique, où ont vécu des personnalités aussi diverses que
Didon, Hannibal, Perpétue, Félicité, Augustin, Ibn Khaldoun et où se sont mélangées des civilisations plus riches culturellement les unes que les autres (carthaginoise, romaine ou arabe pour ne citer que les plus marquantes),
il n'est pas étonnant de trouver actuellement une large panoplie de milieux, de modes de vie, d'ouvertures intellectuelles, artistiques et culturelles qui font la richesse et le charme de la Tunisie.

A la rencontre de cette diversité,
4 Belges qui, avec une vingtaine d'autres P.B. venus de 7 pays différents, reflètent aussi la diversité de leurs formations, de leurs origines et de leurs talents.
Il y a tout d'abord
Paul,
le Brugeois, homme sage, pondéré, ayant travaillé pendant des années dans les structures officielles pour l'aménagement du territoire. Il a été longtemps, comme
Vicaire Général, l'oreille attentive aux besoins et aux aspirations de l'ensemble de l'Eglise en Tunisie.
Maintenant,
curé à La Goulette, où, selon la tradition, Saint Paul aurait débarqué lors de son long voyage vers Rome, il assure aussi l'aumônerie des Sœurs de Mère Térésa.

Qui ne connaît pas
"Si Fons" sur les marchés de Bab Jdid ou de Bab el Khadra, dans les boutiques d'artisanat des Souks ou chez les petits mécaniciens de Bab Souika ?
Ce Limbourgeois, Mc Giver avant le personnage, est aussi bon en dessin industriel qu'en élevage de poissons, en cuisine qu'en mécanique, en dépannage d'électroménagers qu'en économie domestique (tricot, broderie, couture, repassage...). Ce n'est pas un arc qu'il a mais une harpe.
Il a été, pendant des années, à
La Marsa, la cheville ouvrière d'un
Centre de Préformation Professionnelle pour les laissés pour compte de l'enseignement. Combien de jeunes passés par là ont trouvé un travail après avoir été marqués par
son empreinte : Réflexion, Travail, Débrouillardise, Initiative. Le tout dispensé dans un langage imagé et compréhensible par tous. Il se lance maintenant, dans le cadre du
Bureau Pédagogique, dans la mise au point de programmes éducatifs pour les bambins des Jardins d'Enfants... Et toujours avec la même efficacité...
Erik,
de Vilvoorde, après un long passage en
Kabylie dont il possède parfaitement la langue, nous arrive à
Tunis. Il parle aussi l'arabe qu'il continue à approfondir là où il travaille, à l'
IBLA, l'Institut des Belles Lettres Arabes, fondé par les Pères Blancs pour faire connaître la richesse de la langue arabe et de la civilisation tunisienne. Cet Institut publie une revue du même nom, offre une riche bibliothèque aux chercheurs, professeurs d'université et étudiants du 3ème cycle ainsi que des salles d'étude pour les élèves du secondaire du quartier.
Erik s'occupe principalement de l'
accueil de ces jeunes, les
conseille pour leurs travaux et les
guide dans le choix de documentation dans les fichiers constitués au long des années.

Il y a aussi
Marc, l'informaticien
de Dison. Après quelques années de travail pour l'
IBLA, il est maintenant à
Sousse,
curé responsable de l'
Eglise St Félix. C'est pour lui et ses confrères l'occasion de partager avec les nombreux touristes qui fréquentent les offices religieux leur connaissance et leur appréciation de la culture tunisienne dans toutes ses composantes. Faire connaître l'autre, différent par sa culture et sa religion, le faire respecter pour les valeurs qu'il incarne,
n'est-ce pas travailler à la Paix entre les hommes ?

C'est ce même désir de faire connaître les valeurs de l'autre qui anime
Paco, celui qui se présente comme un
"demi-belge". Cet
Andalou de Grenade dirige de façon magistrale la
Bibliothèque Diocésaine, située en pleine Médina de Tunis, et qui a comme objectif l'étude des religions comparées.
Vous trouverez une présentation de cette Bibliothèque en cliquant sur l'image ci-jointe.