Site Lavigerie des Missionnaires d'Afrique (Soeurs Blanches et Pères Blancs belges)
               
  Formation et accompagnement des Postulantes  
 
Madeleine Closset

Après avoir travaillé durant de nombreuses années dans des centres de santé au Rwanda elle vit actuellement à Goma en République Démocratique du Congo.

Madeleine Closset
 
 
  Goma

Goma est une ville du Nord Kivu (République Démocratique du Congo) qui est située au pied d'un volcan actif. L'éruption volcanique du Nyiragongo en janvier 2002 a attiré sur elle le regard du monde entier.
 
 

Volcan Nyiragongo


Notre communauté est composée de six soeurs et six postulantes. Elle est bien internationale: nous sommes originaires de six pays et de trois continents. Cela représente une grande richesse et diversité mais demande aussi de la part de chacune souplesse et ouverture.

J'aime beaucoup cet aspect car cela montre, sans parole, dans un pays où il y a tant de conflits dû aux rivalités ethniques, que nous sommes tous frères et soeurs et que l'accueil des différences est possible.
 
 


Mon activité principale est la formation et l'accompagnement des postulantes. En cela je suis aidée par mes soeurs puisque nous formons une seule communauté et mes compagnes assurent certains cours.

Le contact avec les postulantes est un stimulant : elles apportent leur jeunesse, leur fraîcheur, partagent leur découverte et leur émerveillement devant l'Amour de Dieu pour elles et pour le monde.

Accompagnement des Postulantes
 
 

Les jeunes ont une activité apostolique tous les matins. Cela me permet d'être libre deux matinées par semaine.
Étant infirmière, je vais soigner les prisonniers de trois cachots. La plupart sont des militaires. En général, gardiens et prisonniers m'accueillent très gentiment.
 
 

Le Petit Prince à vélo !
Rares sont les 'vrais' malades et cependant presque tous demandent à me rencontrer: occasion de sortir un instant du cachot surpeuplé et de respirer l'air pur. Dans ces cas, quelques comprimés de vitamines C ou un peu de pommade camphrée suffisent pour leur donner un instant de joie.

Comme le renard du Petit Prince, ils m'attendent et font des commentaires lorsque j'arrive à vélo avec le sac pharmacie !

Dans la mesure du possible nous échangeons quelques phrases mais il faut essayer de se débrouiller au point de vue linguistique et les gardiens ne sont pas toujours d'accord que l'on parle. De plus 'consulter' entre 30 et 45 personnes en une matinée ne laisse pas beaucoup de temps à chacun. Parfois, nous prions un instant ensemble.
 
 


J'apprécie d'avoir cette activité extérieure à la maison car elle me garde en contact avec une part souffrante de la population.
 

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